Les 7 savoirs


“Chacun contient en lui des galaxies de rêves et de fantasmes, des élans inassouvis de désirs 

et d’amours, des abîmes de malheur, 

des immensités d’indifférence glacée, 
des embrasements d’astre en feu, des déferlements de haine, des égarements débiles, 
des éclairs de lucidité, des orages déments…”



Guerre et Paix


A mesure que les années s’écoulaient et qu’elle avait davantage l’expérience de la vie, elle était de plus en plus étonnée de la myopie des gens qui cherchent ici, sur terre, les jouissances et le bonheur, qui peinent, souffrent, luttent, se font du mal les uns aux autres pour atteindre cet impossible, ce fantomatique et impur bonheur.”



Ce monde n’est pas le mien


Ce monde n’est pas le mien

et je n’ai pas d’autre monde

Je ne dispute à personne son royaume
Je ne convoite
que ce qui a été délaissé
par les convoitises:
un arpent de terre en jachère
un mouchoir de ciel
imbibé de lavande
un filet d’eau
plus pour le plaisir des yeux
que pour la soif
un fruit resté seul sur l’arbre
des livres hors commerce
usés à force d’être lus
des amitiés pour le simple repos du coeur
une étoile complice pour les confidences
en cas de douleur
des miettes pour attirer
les hirondelles de la vision
un bâton solide de pélerin
pour entreprendre
encore et toujours
le seul voyage qui en vaille la peine
celui au centre de l’homme

Ce monde n’est pas le mien


Ce monde n’est pas le mien

et je n’ai pas d’autre monde

Je ne dispute à personne son royaume
Je ne convoite
que ce qui a été délaissé
par les convoitises:
un arpent de terre en jachère
un mouchoir de ciel
imbibé de lavande
un filet d’eau
plus pour le plaisir des yeux
que pour la soif
un fruit resté seul sur l’arbre
des livres hors commerce
usés à force d’être lus
des amitiés pour le simple repos du coeur
une étoile complice pour les confidences
en cas de douleur
des miettes pour attirer
les hirondelles de la vision
un bâton solide de pélerin
pour entreprendre
encore et toujours
le seul voyage qui en vaille la peine
celui au centre de l’homme

Les vagues


Et en moi aussi, la marée monte. La vague se gonfle, elle se recourbe. Une fois de plus, je sens renaître en moi un nouveau désir ; sous moi quelque chose se redresse comme le cheval fier que son cavalier éperonne et retient tour à tour. Ô toi, ma monture, quel est l’ennemi que nous voyons s’avancer vers nous, en ce moment où tu frappes du sabot le pavé des rues ? C’est la Mort. La Mort est notre ennemi. C’est contre la Mort que je chevauche, l’épée au clair et les cheveux flottant au vent comme ceux d’un jeune homme, comme flottaient au vent les chevaux de Perceval galopant aux Indes. J’enfonce mes éperons dans les flancs de mon cheval. Invaincu, incapable de demander grâce, c’est contre toi que je m’élance, ô Mort.


Les vagues


Et en moi aussi, la marée monte. La vague se gonfle, elle se recourbe. Une fois de plus, je sens renaître en moi un nouveau désir ; sous moi quelque chose se redresse comme le cheval fier que son cavalier éperonne et retient tour à tour. Ô toi, ma monture, quel est l’ennemi que nous voyons s’avancer vers nous, en ce moment où tu frappes du sabot le pavé des rues ? C’est la Mort. La Mort est notre ennemi. C’est contre la Mort que je chevauche, l’épée au clair et les cheveux flottant au vent comme ceux d’un jeune homme, comme flottaient au vent les chevaux de Perceval galopant aux Indes. J’enfonce mes éperons dans les flancs de mon cheval. Invaincu, incapable de demander grâce, c’est contre toi que je m’élance, ô Mort.