Entre vos mains, ma gente dame,
 je remets cet esprit qui se meurt :
 il s’en va si dolent qu’Amour le regarde
 avec pitié quand il le congédie.
 Vous l’avez lié à sa domination
 si bien qu’il n’a plus aucune force
 pour l’invoquer sinon pour dire : « Seigneur,
 tout ce que tu veux de moi, je le veux. »
 Je sais que tout tort vous déplaît :
 aussi la mort, que je n’ai pas méritée,
 entre bien plus amère en mon cœur.
 Ma douce dame, tant que je suis en vie,
 afin que je meure en paix et consolé,
 pour mes yeux daignez ne pas être avare.



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