On peut traverser la mort à gué avec un seul poème en poche. Lire, écrire, aimer, sainte trilogie. Le poème, un cercle de silence aux pierres brûlantes. Le monde, un froid qui gagne jusqu’aux étoiles. Vers deux heures du matin les reines meurent et je m’émerveille de leur cri. «Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir. » Le monde ignore l’illumination de ce cri. Ce sont les morts qui allument les lampes de la vie.

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