« Hola, gardeur de troupeaux,

Sur le bas-côté de la route,

Que te dit le vent qui passe ? »

« Qu’il est le vent, et qu’il passe, 

Et qu’il est déjà passé 

Et qu’il passera encore.

Et à toi, que te dit-il ? »

« Il me dit bien davantage.

De mainte autre chose il me parle, 

De souvenirs et de regrets,

Et de choses qui jamais ne furent. »

« Tu n’as jamais ouï passer le vent.

Le vent ne parle que du vent.

Ce que tu lui as entendu dire était mensonge, 

Et le mensonge se trouve en toi. »

Fernando Pessoa

pessoa

3 commentaires sur « Le gardeur de troupeaux »

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