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Photo Pixabay.com

 

 

La couleur du poème dépend de la quantité de lumière

Qui se réverbère en son encre.

Elle change au gré de l’heure, de l’âge et de la langue.

Incolore au commencement, quand il n’est encore qu’une aspiration vague.

D’un blanc de page vide, il tend vers le gris en rêvant son encre prochaine.

Aube indécise sur le papier. Tels brouillards ou fumées qui montent.

C’est pourtant vers le bleu qu’il s’enlève le plus souvent,

Accroissant son ciel et son eau, entrouvrant sur la page une vague idée d’azur.

Noir, si rien ne le tire hors de soi, prisonnier qu’il demeure des signes.

Rouge, quand il accélère, s’enfièvre, circule et bat.

Or d’étincelle ici et là en son ballet de feuilles mortes.

Vert en mai devant l’arbre, blanc de décembre sous la neige,

Mais d’une couleur indistincte quand s’y penche un visage aimé.

 Jean-Michel Maulpoix

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