LE PARADOXE DE LA PERFECTION


La perfection me rend malade, me dégoûte. Toutes ces femmes et ces hommes qui cherchent la perfection dans les stéréotypes créés par la société me filent le vomi. Putains de mannequins de viande, sans personnalité ou de l’amour pour eux-mêmes. Mêmes vêtements, même musique, les mêmes expressions, mêmes aliments, mêmes défoncées, les mêmes voitures, mêmes vies… et à la fin ? Mêmes suicides neuronaux de masse. Pourquoi vivre comme un automate est sans l’ombre d’un doute ?… un suicide. Quand on est tous « égaux », On est tous ces personnes. La perfection est un oiseau en cage qui vit, mange, chie et meurt dans le seul but d’être admiré. Je veux vivre libre, gelé, affamé mais libre.

Charles Bukowski