Le reflet de Ton visage est tombé sur le chaton de l’anneau.


« Puisque ‘Attâr ne se soucie guère
de sa notoriété, nous ferons de sa parole
une célébrité »

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L’anneau s’est brisé et est tombé par terre. Le monde m’a entouré comme un anneau, dès que mes yeux sont tombés sur le chaton. De Tes lèvres de miel, une flamme a embrasé mon cœur éloigné de Ton visage. Ne jette pas le discrédit sur moi, car sans Toi mon lot n’est que soupirs de feu. Dès que le soleil de Ton visage s’est levé, une passion s’est soulevée dans le quatrième ciel. La moisson ambrée de Ta chevelure est tombée aux mains de la lune et du soleil. Ne lâche plus Ta chevelure, ne répands plus l’infidélité ! Car une clameur est tombée parmi les croyants. Va chercher du musc en Chine, car une nuit tout. Puisque Tu es avec moi, je suis apaisé. Que chercher d’autre ? J’ai couru toute ma vie et j’ai pensé y être arrivé. Mais je n’ai récolté que du vent. Maintenant, je crie car je me trouve derrière la porte. La porte se ferme devant moi et la clé est perdue.

Efface complètement ‘Attâr de son existence, car dans mon anéantissement, j’ai goûté à la subsistance.

Les sept cités de l’amour