John Griffith, dit Jack London est né à San Francisco le 12 janvier 1876.

Aventurier de l’Ouest, tour à tour marin ,journaliste et cow-boy, Jack London raconte son histoire dans Martin Eden (1909) dont le héros se suicide lors d’une croisière dans les mers du Sud, préfigurant la fin tragique du romancier.

Signant ses lettres 
par “vôtre pour la révolution”, London eut néanmoins Nietzche pour maître. 
Révolté par la misère sociale de son temps, “l’écrivain le mieux payé du monde” n’hésita pas à vivre dans les taudis de Londres pour écrire Le Peuple de l’abîme (1903). Mais ses héros restent irréconciliables et associaux, car ils gardent une image colorée et romantique du Nouveau Monde. 

Jack London meurt le 21 novembre 1916, Glen Ellen en Californie. 

“Elle ne s’était pas encore brûlée eu feu de l’amour. Sa connaissance en était purement théorique ; elle le concevait comme une flamme légère, douce, d’une veilleuse fidèle, comme une froide étoile scintillant dans le velours sombre d’une nuit d’été. Elle aimait se le figurer comme une affection placide, comme le culte d’un être dans une atmosphère calme, embaumée de fleurs, aux lumières atténuées. Elle était loin de supposer les sursauts volcaniques de l’amour, son ardeur dévorante et ses déserts de cendres. Ses forces lui étaient inconnues ; et les abîmes de la vie se transformaient pour elle en des océans d’illusion.” 
Martin Eden 

“Il ne se rendit pas compte que ce qu’il avait vu de si beau dans ce regard n’était que le reflet de ce qu’avait projeté le sien » 
Martin Eden

“Sur les rayons des bibliothèques je vis un monde surgir de l’horizon “ 
Martin Eden

“Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l’acceptais comme telle, comme une réalité sans rime ni raison. J’étais dans l’ignorance. A présent, je sais, ou plus exactement, je commence à savoir. Cette herbe me paraît beaucoup plus belle maintenant que je sais pourquoi elle est herbe, par quelle alchimie du soleil, de la pluie et de la terre elle est devenue ce qu’elle est.”
Martin Eden