La nuit tend ses doigts…


La nuit tend ses doigts sur la fenêtre
Araignée de givre, elle tisse ses pièges
et l’œil se prend dans le cristal
Là-bas, il y a la blondeur des rêves – répit de ma colère
Là-bas, il y a ce rien qui s’étire et qui vient
un visage
Je songe à un paysage d’hiver
– nos vies –
puis demeure ainsi
Je déguste à petites secondes
la solitude qu’un souffle avait troublé

Leïla Zhour/ Traces