La nuit n’est jamais complète … — Plumes, pointes, palettes et partitions


» La nuit n’est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis Puisque je l’affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler faim à satisfaire Un cœur généreux Une main tendue une main ouverte Des yeux attentifs Une vie […]

via La nuit n’est jamais complète … — Plumes, pointes, palettes et partitions

Les semblables/Paul Eluard — Lire dit-elle


Je change d’idée A suivre les brises de fil fin A suivre tes jambes tes mains tes yeux La robe habile qui t’invente Pour que tu la remplaces. Je change d’idée Tu passes dans la rue Dans un ouragan de soleil Je te rencontre je m’arrête Je suis jeune tu t’en souviens. Je change d’idée […]

Les semblables/Paul Eluard — Lire dit-elle

La flamme nue


Je brûle d’une flamme nue
Je brûle de ce qu’elle éclaire
Surgis ma jeune revenante
Dans tes bras une île inconnue
Prendra la forme de ton corps
Ma souriante

Une île et la mer diminue
L’espace n’aurait qu’un frisson
Pour nous deux un seul horizon
Crois-moi surgis cerne ma vue
Donne la vie à tous mes rêves
Ouvre les yeux.

Que ma parole pèse sur la nuit


Que ma parole pèse sur la nuit qui passe

Et que s’ouvre toujours la porte par laquelle

Tu es entrée dans ce poème
Porte de ton sourire et porte de ton corps

Par toi je vais de la lumière à la lumière

De la chaleur à la chaleur

C’est par toi que je parle et tu restes au centre
De tout comme un soleil consentant au bonheur


Je parle de ce qui est bien


Je parle de ce qui m’aide à vivre, de ce qui est bien. Je  suis  de ceux qui cherchent à s’égarer, à s’oublier, en n’aimant rien, en réduisant leurs besoins, leurs goûts, leurs désirs, en conduisant leur vie, c’est-à-dire la vie, à la répugnante conclusion de leur mort. Je  tiens  à me soumettre le monde par la seule puissance virtuelle de l’intelligence, je veux que tout me soit sensible, réel, utile, car ce n’est qu’à partir de là que je conçois mon existence. L’homme ne peut être que dans sa propre réalité. Il faut qu’il en ait conscience. Sinon, il n’existe pour les autres que comme un mort, comme une pierre ou comme du fumier.