LE MIEL ET L’AMERTUME


Égarée, je le suis et le revendique. Je suis Éluard, Aragon, Ahmed Chawki, celui que l’on appelle « le prince des poètes » dans le monde arabe, Mahmoud Darwich, Rimbaud, Baudelaire. J’apprends par cœur leurs vers et je me sens pleinement heureuse en me remémorant leur poésie.

Quand la vie fait un bruit d’ombre et d’argent

             Quand c’est le reflet dans un miroir sans tain

             Je me lève et je marche dans la douleur de la nuit

             Ma tristesse est sœur appliquée sur un métier à tisser

             Les souvenirs d’une vie que je n’ai pas vécue

             Surgissent comme des arbres arrachés pour faire du feu
             Changer la face du monde avec du sable et des mots
                     
                     Escalader la montagne à reculons
                     Mais cette vie est pleine de trous
                     
                     Des puits de cendre et des trappes
                     
                     Je marche les yeux ouverts
                     
                     Parce que je sais que l’homme est bon
                     
                     Et il dort si mal…
Photo : Marcel Mariën